Réhabilitation de la transversale rond-point Cosa-gendarmerie ECO 18 : Le calvaire des usagers

Depuis quelques jours, le ministère des travaux publics a entamé les travaux de réhabilitation de la transversale rond-point Cosa-gendarmerie ECO 18 en allant vers la Tannerie. Même si cette action est saluée par les usagers, ceux-ci rencontrent quelques difficultés.

Madame Sylla Mabinty vendeuse de friperie à Cosa, explique son calvaire depuis le début des travaux « il y’ a des guéguerres entre policiers et chauffeurs d’engins roulants, et dans leur dispute ils viennent renverser nos marchandises. Nous n’avons plus où rester, c’est pourquoi nous sommes ici dans ce chantier on nous chasse pour aller ailleurs» dit-elle.

76611069_2469187726491815_4256610532217323520_nFatoumata Diaraye Diallo également vendeuse de boucles d’oreille à Cosa est pessimiste du résultat attendu « actuellement je suis obligée de prendre ma marchandise sur mes jambes car depuis que les travaux ont débuté nous sommes perturbés et la clientèle n’est pas stable. Là où nous avions l’habitude de nous installer, c’est là-bas qu’ils sont en train de mettre du ciment au lieu le goudron et je ne pense pas que cela pourrait tenir longtemps» indique-t-elle.

Etudiante dans une université privée de la place Traoré Bintou a aussi exprimé sa désolation face à cette situation « c’est bien d’arranger nos routes seulement il faut connaitre à quand il faut le faire, moi par exemple je quitte la Tannerie pour Nongo et actuellement je suis obligée de descendre à côté de la gendarmerie pour marcher jusqu’au rond-point et les chauffeurs ne diminuent même pas le tarif » se lamente-t-elle.

Assise à bord d’un taxi, Agnès Coulibaly a quitté l’intérieur du pays pour la capitale et a fait plusieurs heures sur cette route. Bagages en mains et des enfants au près d’elle, Agnès est contrainte de rester dans le taxi « Je suis avec mes bagages et mes enfants ne peuvent pas les transporter et je ne peux pas prendre de risque avec les cas de vol, donc je suis obligée de patienter sous ce soleil avec mes enfants jusqu’à l’arrivée de leur père qui se trouve à Kaloum. Les embouteillages sont intenses et c’est extrêmement fatigant et énervant » apostrophe-t-elle.

Listant toutes ces difficultés, ces citoyennes ont invité le ministre des travaux publics de changer les heures de travail, afin que les usagers puissent vaquer librement à leurs occupations la journée.

Korka Bah 622 61 12 41

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