Premières pluies à Conakry : Le marché de Matoto envahi par les ordures

Malgré cette campagne d’assainissement  »Conakry ville propre » lancée par le gouvernement d’Ibrahima Kassory Fofana le dernier samedi de chaque mois, les ordures règnent en maitre dans la capitale. Pour preuve, les premières pluies sur Conakry ces deux jours ont montré à suffisance que le défi est loin d’être gagné.

Des quartiers de Conakry, les chaussées en servent d’exemples illustratifs. Le pire ce sont les différents marchés de Conakry où les vendeuses avoisinent avec ces ordures, c’est le cas du marché Parc de Matoto. Interrogé sur cette question, l’administrateur adjoint de ce marché rejette en bloc la responsabilité de son bureau.

Dans ses explications, M. Sidibé indique que la société qui gère le ramassage des ordures ne joue pas pleinement son rôle « Le problème des ordures ce n’est pas nous qui gérons. Il y’ a les PME, notre travail c’est de demander les taxes pour assainir le marché avec l’aide de la commune, donc le travail du PME c’est de collecter les ordures et les envoyer au dépotoir, mais ceux qui viennent prendre les ordures pour les envoyer au compost, ce sont eux qui retardent c’est là le problème » explique Oumar Sidibé administrateur adjoint du marché parc de Matoto.

60707104_2045283499108121_4031178754096103424_nEn outre, M. Sidibé précise que les grandes décisions pour l’assainissement sont prises par les autorités communales « Au moment où nous sommes, il y’ a beaucoup de décisions dans la main des PME et de la commune par la voix du maire pour éviter que les ordures inondent le marché pendant la saison pluvieuse. Comme je vous ai dit à l’entame, nous n’avons aucune décision à prendre à la place de la commune, mais je vous rassure que tout est mis en place pour cette saison » promet-il.

Côté vendeuses, elles sont nombreuses à s’inquiéter de leur sort pendant la saison pluvieuse. C’est le cas de Magnalé Condé « Nous sommes inquiètes, cette année déjà les premières pluies, le marché commence à être inondé par les ordures et pourtant nous payons des taxes afin de revendre dans les meilleures conditions. Malgré tout ça rien n’est fait, l’odeur du marché nous rend malade parce que nous ne respirons pas de bon oxygène, et nous sommes dans l’inquiétude, dans quelle condition allons-nous revendre nos marchandises cette année avec une pluie abondante ? » S’interroge-t-elle.

Il faut signaler que bon nombre de marchés de la capitale vivent ce  calvaire, notamment le grand marché de Madina.

Mansaré Soumah Naby Moussa 628820256

 

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