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Labé/Littérature : Voici les actions de la première poétesse de la république de Guinée pour promouvoir l’écriture chez la jeune fille

En république de Guinée, peu de femmes s’adonnent à la lecture à plus forte raison à l’écriture. Même si une frange de cette couche sociale s’applique à mettre ses écrits sur papier, peu d’entre elles ont édité un livre. Une situation qui suscite des interrogations notamment ce que les ainées font pour inciter la couche féminine à écrire. Notre correspondant basé à Labé est allé à la rencontre de Hadja Djeïnabou Koumanthio Diallo Directrice générale du musée du Foutah sur ce qu’elle fait pour épauler les écrivaines de la Guinée.

Hadja Djeïnabou Koumanthio Diallo est une figure emblématique de la première génération des écrivaines de la république de Guinée. Elle est la première poétesse sortie de l’Université guinéenne (Gamal Abdel Nasser de Conakry). La poétesse a commencé très tôt l’écriture dans un cercle de dôme avec tous les problèmes liés à cette activité. Toutefois, elle n’a pas lâché et s’est donnée à fond pour montrer que la femme a bel et bien une place dans la littérature. C’est ainsi qu’elle écrit des livres, des poèmes qui font la promotion de la femme et de la jeune fille, elle a joué le rôle d’incitatrice à la création d’espaces permettant à cette couche sociale de s’exprimer librement.

Malgré tous ses efforts, le combat est loin d’être gagné ! C’est ainsi qu’elle s’est engagée à servir d’exemple et d’aider les femmes à ne pas refaire les erreurs qu’elle a eu faire durant son parcours « j’ai mis en place une ONG, une association de femmes poètes et écrivaines de Guinée, donc dans cette association il y a eu beaucoup de femmes qui sont passées par là, des jeunes filles, des collégiennes, des lycéennes et qui se sentaient tout à fait libre, non seulement de raconter leur vie, mais aussi de se mesurer un peu aux gens » explique la directrice générale du musée du Foutah Djallon.

Précisant que jusque dans les années 70, les femmes n’avaient pas encore atterrit sur la scène littéraire en république de Guinée, la poétesse a également eu l’idée de créer le musée du Foutah ceci pour permettre aux jeunes filles de s’affirmer dans ce domaine « quand j’ai eu l’opportunité de créer le musée du Foutah, on a ouvert carrément notre espace pour permettre à tout auteur homme ou femme de venir parler de son œuvre et c’est ce que je continue jusque-là tout en m’intéressant à la correction, à appuyer les gens dans la formation dans les ateliers de culture. Donc il y a assez d’activités que les jeunes filles viennent faire au niveau de mon institution, sous notre égide, je pense que cela est quelque chose d’assez intéressant parce que ça permet aux jeunes filles de savoir quelle voie emprunter, comment faire tant au niveau de l’écriture tant au niveau au niveau de l’édition qu’au niveau de la diffusion » précise Hadja Koumanthio sur quelques aspects de son appui aux jeunes filles et aux femmes pour l’écriture.

La Directrice générale du musée du Foutah se dit satisfaite d’aider ces filles qui sont dans le besoin décrire bien qu’elle rencontre quelques difficultés dans ses activités surtout pendant cette crise sanitaire liée à la COVID-19. Pour promouvoir davantage ses actions, la première poétesse de la République de Guinée plaide auprès du gouvernement et personnes de bonnes volontés de financer ses actions afin d’aider les filles et femmes qui ont envie d’écrire.

De Labé Mamadou Lamarana Bah pour actualitefeminine 620132028

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