Labé: Plus de trente cas de viol gérés par la direction préfectorale de l’action sociale

La préfecture de Labé est réputée être un milieu où les femmes et les jeunes filles sont fréquemment victimes de harcèlement, d’agression sexuelle et de viols parfois mortels.  La directrice préfectorale de l’action sociale parle de plus 30 cas de viol gérés ces derniers temps dans sa juridiction, nous apprend notre correspondant Régional.

« Nous sommes vraiment confrontés à de sérieux problèmes. A tout moment, des viols et agressions sexuelles sont enregistrés chez nous. J’ai pu gérer plus de 30 cas à Labé. D’abord j’envoie la victime à l’hôpital pour qu’elle bénéficie des premiers soins et éviter des maladies et des infections. Les familles viennent très inquiètes » annonce l’administratrice.

Tout porte à croire que la procédure ne s’arrête pas au niveau des questions sanitaires. A cela, s’ajoutent les procédures judiciaires « Nous gérons des cas difficiles. Nous accompagnons la famille de la victime à la police, à la gendarmerie. Je suis le dossier jusqu’à ce que l’intéressé soit mis aux arrêts et conduit à la maison centrale. Et le jour du jugement aussi, j’accompagne la famille pour ne pas qu’elle soit intimidée. C’est toujours à travers le rapport médical qu’on mettra sur le dossier de l’auteur du viol qu’on suit le dossier à la justice » poursuit Dame Barry Fatoumata Diakité.

Après jugement certains coupables recouvrent leur liberté parfois à cause de la légèreté de leur acte. Une situation qui ne satisfait pas la directrice préfectorale de l’action sociale « Certains ont retrouvé la liberté parce que ce sont des tentatives de viol. Mais, ils sont sous contrôle judiciaire. Le cas de dow-saré et haffia par exemple je suis allée voir le juge qui m’a montré tous les documents. Même au niveau des familles, des femmes viennent se plaindre d’être violées ou maltraitées par leurs maris, par un autre homme ou par leur propre famille » nous confie-t-elle.

La directrice préfectorale de l’action sociale a invité les victimes et leurs familles à ne pas hésiter de porter plainte contre leurs bourreaux. Le viol des femmes âgées et des mineurs est très fréquent dans la région de Labé.

Mamadou Lamarana Bah, Labé pour actualitefeminine

 

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