Kindia/autonomisation des femmes : les vendeuses des pagnes en indigo ont du mal à écouler leur marchandise

A l’école Nationale d’Instituteurs ENI de Kindia, plusieurs femmes exposent différents articles composés de pagnes en indigo faites par les teinturières de la région et des produits locaux qui sont transformés. N’étant pas des productrices de ces œuvres, ces vendeuses rencontrent assez de difficultés pour écouler leur marchandise.

Assise derrière sa marchandise, Marlyatou Bah revend depuis quelques temps les pagnes traditionnels faits par les teinturières de Kindia. Dans son intervention, Mme Bah indique qu’elle travaille en connivence avec les teinturières « pour avoir ces produits les indigos qu’on fait à Kindia, on achète les matériels et les teinturières font le travail pour nous. Et si on n’a pas d’argent, elles nous donnent on revend on les restitue leur argent » explique-t-elle.

84621794_2726808617413442_3857706704342876160_nToutefois, Marlyatou et plusieurs femmes qui se sont données dans ce commerce rencontrent des difficultés pour écouler la marchandise « Dans ce travail de commerce, nous rencontrons beaucoup de difficultés : nous n’avons pas assez d’argent pour payer nos produits, nos lieux de vente c’est quand il y a des séminaires exemple l’ENI,  les différents hôtels de Kindia, lors des grands événements.  Nous n’avons pas de transport et certains clients font un prêt » liste-t-elle.

Le ‘’Keindely’’ n’est pas le seul tissu qu’elle expose, on y trouve aussi le ‘’leppi’’ du Fouta, les pagnes traditionnel du Burkina Faso et les chaussures en cuir faites par les cordonniers du pays.

Mamadou Samba DIALLO 657835989

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