Kindia : Le tissu local cède la place aux produits importés et à la contrefaçon

Au grand marché de Kindia, le tissu local n’est pas la convoitise des clients, pour cause, l’inondation des produits importés et de la contrefaçon. Un aspect qui suscite l’inquiétude des vendeuses du produit local.

Le ‘’Lépi’’, le ‘’Kendely’’, la ‘’Forêt Sacrée’’ etc. Sont des pagnes du pays représentant les différentes régions naturelles de la Guinée. Cependant, ces œuvres de nos artisans et teinturières ne sont pas encouragées par certains clients de Kindia. Les produits importés et la contrefaçon dominent le marché de cette préfecture avec un prix réduit. Une situation qui inquiète les vendeuses de ces tissus locaux « il y’ a la mévente chez nous. Tous les clients se dirigent vers les vendeuses des basins du Sénégal appelé Bogola et autres. L’année dernière est mieux par rapport à celle-ci » rapporte Mamadama Camara vendeuse de Kendely au grand marché de Kindia.

L’offre locale résiste difficilement aux importations. Les clients sont de plus en plus attirés par les produits étrangers. Youssouf N’diaye vendeur de produits importés, donne sa version des faits « Dieu a entendu nos prières, nous avons eu une opportunité au Sénégal, de former une équipe ici à Avaria qui va là-bas  pour envoyer les basins. Quand les teinturières envoyaient, elles revendaient chers, à un prix qui varie entre 900 mille à 1million deux cent GNF pour 3 mètres. On a compris leur réseau. Les pagnes que les teinturières envoyaient n’étaient pas longs. Comme on le dit, Le malheur des uns fait le bonheur des autres » indique-t-il.

62081113_328959018005445_6399744482153070592_nLa fédération préfectorale des artisans de Kindia quant à elle, compte prendre des dispositions idoines pour freiner cette prolifération de la contrefaçon « les femmes teinturières sont venues se plaindre chez moi, je leur ai dit de partir se concerter et formuler une plainte. Ainsi nous pouvons les accompagner dans cette démarche. Ce ne sont pas les femmes qui revendent ces produits qu’on va poursuivre, plutôt ceux qui les fabriquent » soutient Mamaïssata Hassanatou Camara coordinatrice de la fédération préfectorale des artisans de Kindia.

Pour elle, soutenir la contrefaçon c’est être naïf car les femmes teinturières aussi vivent de ce métier.

Mamadou samba Diallo 657835989

Share Button

Leave A Reply

Your email address will not be published.

Switch to mobile version