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Kankan/mois de la femme: A la rencontre de la seule femme professionnelle en soudure

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Fatoumata Bailo Sall, est soudeuse de profession et mère de 4 enfants. Après les bancs de l’école professionnelle et des stages dans plusieurs entreprises minières, la jeune dame a préféré le self-emploi et dirige aujourd’hui, l’un des grands ateliers de soudure dans la commune urbaine de Kankan.

Pour être une professionnelle en soudure, la jeune dame a fait plusieurs formations et stages en zones minières « Les métiers se valent et je suis convaincue que la femme est bien capable de faire tout ce que les hommes font. Il faut dire que tout est parti de ma formation. J’ai fait 3 ans à l’école professionnelle de Labé. Je suis allée aussi me perfectionner à l’ENAM (Ecole Nationale des métiers) durant 9 mois. J’ai passé ensuite une dizaine de mois de stage à la CBG en soudure en trois ans. Aussi ayant vécu très longtemps dans les zone minières, je me suis habituée très tôt à l’exécution des tâches ardue» narre-t-elle.

La création de son atelier n’a pas été du tout aisé pour dame Sall, elle était contrainte de faire plusieurs activités pour réunir un fond de roulement, mais ce sacrifice a porté fruit « après ce long parcours, en 2008, j’ai d’abord commencé à travers le petit commerce à réunir doucement des fonds pour ouvrir mon atelier avec tout le matériel de base. Aujourd’hui, je travaille pour moi-même, j’ai 7 jeunes apprentis dont deux filles qui m’aident à faire fonctionner mon affaire. Nous réalisons beaucoup de choses notamment dans le domaine des travaux de construction, des portes, des grands portails et des travaux de dépannages en soudure » notifie-t-elle.

IMG_20200317_195741_705Ayant une vie familiale, Mme Fatoumata Baïlo Sall relate aussi le tracas du quotidien pour jumeler son business et l’entretien du foyer « Là j’avoue que ce n’est pas si facile. Je fais la cuisine le matin, j’accompagne aussi mes enfants à l’école, à 8 heures 30 minutes, je me rends à l’atelier où je travaille jusqu’à 18 heures. Après je rentre chez moi en passant prendre les enfants à l’école. A la maison, je continue à travailler pour le bien être de mon ménage et la soirée je me repose » indique-t-elle.

Fatoumata Baïlo Sall a plusieurs ambitions en tête pour son autonomie et prouver que la femme peut aussi faire des métiers qualifiés pour ‘’homme’’. C’est pourquoi elle veut tisser des partenariats solides avec des organisations qui pourront l’aider à aller de l’avant.

Facely Sanoh depuis Kankan pour actualitefeminine

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