Kankan: Le groupement Nantou Sabougnouma de Nabaya aide plus de cinq cents femmes à être autonomes

A Kankan, il existe plusieurs groupements et associations féminines qui œuvrent pour le bien-être des femmes de leur localité, c’est le cas des braves femmes résidentes au Heremakono 1 qui se sont données les mains pour bâtir un groupement dénommé  » Nantou Sabougnouma de Nabaya« .

Elle sont plus de 500 femmes qui évoluent dans cette organisation dont leur activité principale est de transformer les produits locaux sur place tels que, le fonio, le riz, le maïs, l’huile rouge, d’arachide, mais aussi la fabrication des savons à base de plantes naturelles et les pommades savonnières luttant contre les infections chez les femmes et quelques maladies des hommes. Tout est fabriqué et transformé à l’aide des plantes agricoles. Malgré les pénibles difficultés qu’elles rencontrent quotidiennement dans leurs activités, elles arrivent à joindre les deux bouts.

77414954_1079480789050427_2305231358626103296_nMme Camara Kadiatou Konaté est la présidente de ce groupement Nantou Sabougnouma de Nabaya « J’ai commencé d’abord par la transformation du fonio après le riz, le maïs, le Soubara, le Sorgho, la patte d’arachide et autres aliments. Après la transformation et la fabrication nous vendons certains ici et d’autres l’extérieur parce qu’on a maintenant un bureau a Kankan ici. Depuis 10 ans je suis dans cette activité plus souvent je travaille avec des amis de la Côte-d’Ivoire, du Ghana, du Nigeria et du Bénin qui ont fait que j’ai reçu beaucoup d’expériences. Quand je suis venue pour m’installer, j’ai pu rassembler plus de 500 femmes qui apprennent avec moi dans ce groupement pour qu’elle soient un jour autonomes» A-t-elle expliqué.

78620400_487183862149784_6705172508653387776_nPour ce qui est des difficultés, elle dénote entre autres « le nombre pléthorique dans ce groupement parce que la plupart des femmes sont des mères de famille on n’arrive pas à écouler nos produits, le marché est rare et certains produits on ne trouve pas ça ici, il faut partir jusqu’au Bénin ou au Ghana et il nous manque de fond pour le financement» indique-t-elle.

Outre ces difficultés, Mme Camara a signalé que le groupement ne bénéficie d’aucune aide de la part de mutuelle MUFA qui est sensée les accompagner. Elle a enfin lancé un SOS au terme de l’entretien, au gouvernement et personnes de bonne volonté à leur venir en aide pour le progrès et l’épanouissement de ce projet.

Facely Sanoh depuis Kankan pour actualitefeminine

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