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Guinée/Recrudescence des cas de viol : des jeunes activistes tirent la sonnette d’alarme

Le Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée a animé ce jeudi 02 juillet, une conférence de presse à la maison commune des journalistes pour dénoncer la recrudescence des cas de viol en cette période d’état d’urgence sanitaire.

Inquiétée de ce phénomène qui prend de l’ampleur, Foulematou Camara chargée des affaires intérieures du Club des jeunes filles leaders de Guinée a tenu à attirer l’attention de tous les acteurs à s’impliquer afin de mettre fin à cette autre forme de violence faites aux femmes et aux jeunes filles.

« Nous voudrions interpeller les parents pour qu’ils surveillent de plus les enfants et à faire l’éducation sexuelle comme leur priorité. Nous interpellons aussi le gouvernement et les partenaires techniques et financiers pour pouvoir créer un fond de prise en charge pour les jeunes filles parce que nous sommes confrontées à ce problème, souvent ce sont nos propres fonds que nous prenons pour les premiers soins sanitaires pour les victimes de viol » lance-t-elle.

Ce fléau inquiète également l’autorité en place, c’est pourquoi au-delà de l’OPROGEM, un service a été créé depuis février dernier à la gendarmerie pour appréhender les violeurs. Prenant part à cette conférence Bernard Tinguiano commandant en chef de la gendarmerie nationale de la protection des personnes vulnérables est revenu sur les statistiques de son service depuis sa création « depuis l’installation de cette brigade au mois de février nous sommes à 27 cas de viol et sur les 27 il y a 17 déjà qui ont été déférés. C’est pour vous dire que c’est un record, avant les gens parlaient beaucoup de l’OPROGEM  mais à la gendarmerie avec l’installation de cette nouvelle brigade vous comprendrez aisément combien de fois on a l’affluence » précise-t-il.

Dans ce service comme le témoigne Commandant Tinguano, les victimes de viol sont soumises au prime abord à des soins médicaux « la première lutte quand on a une personne victime de viol, c’est comment sauver cette personne, faire la prise en charge sanitaire ce qui est plus important parce que les 72 heures ont peut éviter l’infection s’il y a la prise en charge médicale » indique-t-il.

Les conférencières ont demandé à toutes les parties prenantes, chacun dans son domaine de s’impliquer pour freiner ce fléau qui affecte l’épanouissement de la jeune fille.

Korka Bah 622 61 12 41

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