Guinée/post-électoral : « On ne se sent pas vaincu… » Dixit la vice-présidente du comité national des femmes de l’UFDG

Depuis la tenue du double scrutin en République de Guinée ce dimanche 22 mars 2020, les tensions restent vives à Conakry comme à l’intérieur du pays. Plusieurs cas de morts, de blessés, des concessions et des maisons de cultes incendiés.

Une situation qui ne laisse pas indifférente la vice-présidente du comité national des femmes de l’UFDG. Réagissant à notre micro ce mardi 24 mars, Hadja Maïmouna Bah Diallo a tout d’abord déploré la décision du premier magistrat du pays à aller à des élections qui ne sont pas ‘’acceptées’’ par la population « il savait très bien que c’est en violation de la loi qu’il s’est engagé dans cette procédure malgré tous ces facteurs qui indiquaient qu’il y aurait eu violences. Il a choisi de protéger son poste que de protéger la population guinéenne, donc c’est avec beaucoup d’amertume que je vous parle en tant que mère et en tant que femme guinéenne » déplore-t-elle.

Sur la question de savoir si le FNDC a perdu la bataille dans cette histoire, la femme politique indique que c’est plutôt le contraire « On ne se sent pas vaincu! C’est vrai que M. Alpha Condé et son gouvernement veulent faire croire à tout le monde qu’ils ont réussi leur coup, mais la population guinéenne n’a pas participé à ces élections. Vous avez vu un peu partout dans la région du Foutah par exemple aucune sous-préfecture n’a voté, ils se sont débrouillés à avoir deux ou trois bureaux de vote les centres villes juste pour avoir des images à exhiber mais la réalité a prouvé que tout le pays était en ébullition car ce qui s’est passé à Conakry ainsi que dans tous les quartiers et communes c’est peut-être 5% de la population qui a voté. En forêt ce que s’est passé malheureusement la situation a été plus dramatique, c’est vraiment triste mais malgré tout cela on ne va pas baisser les bras. Ce sont simplement les partisans du RPG et du pouvoir qui peuvent le dire. On n’a rien perdu, au contraire on est réconforté par la position de la population guinéenne » recadre-t-elle.

Hadja Maïmouna Bah Diallo s’est enfin indignée de la partition des forces de défense et de sécurité et de l’armée sur les violences qui ont émaillé le pays en causant la perte en vies humaines et des dégâts matériels considérables.

Korka Bah 622 61 12 41

 

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