Guinée/journée internationale tolérance zéro aux mutilations génitales féminines :  »la prévalence des mutilations génitales féminines a chuté de 5% »

En prélude de la journée internationale  »tolérance zéro aux mutilations génitales féminines » (MGF), le ministère de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance avec ses partenaires, a célébré ce mercredi 05 février à Conakry la journée de lutte contre ce fléau sous le thème  »investir dans les ados et dans les jeunes pour promouvoir l’abandon de la pratique d’ici à 2030 ».

Cette action du ministère de l’action sociale vise à de magnifier l’engagement des décideurs à promouvoir l’abandon de la pratique « la journée internationale tolérance zéro aux mutilations génitales féminines célébrée dans tous les Etats épris de paix et de justice pour magnifier l’engagement des décideurs à promouvoir l’abandon de la pratique» explique monsieur Souleymane Camara de la direction nationale du genre et de l’équité, coordinateur du programme national de lutte contre les mutilations génitales féminines.

84962256_1604716162999396_8953508761926893568_nPour lui, la prévalence des mutilations génitales féminines a chuté de 5% « La prévalence des mutilations génitales féminines actuellement en Guinée est assez significative, mais j’avoue qu’au regard de tout ce que les enquêtes démographiques et santé ont montré, il y a des progrès qui sont en train d’être apportés, aujourd’hui nous sommes à 95%, comparativement en 1989, où la prévalence était pratiquement à 100%, donc il y a eu un peu de chemin qui a été fait » se réjoui-t-il.

Prenant part à cette rencontre comme panéliste, Kadiatou Konaté secrétaire générale du club des jeunes filles leaders de Guinée réaffirme son engagement « je pense que l’engagement reste le même c’est de combattre jusqu’à la fin la mutilation génitale féminine parce que durant des années, on fait le mieux pour que ça change, mais il y a moins d’évolution en ce qui concerne ces mutilations génitales féminines, c’est compliqué mais on fait le mieux pour changer la donne à travers l’engagement personnel de tout le club pour mettre fin à ce fléau » indique-t-elle.

Par ailleurs, des acteurs de la société civile, des ONG ont lancé un appel aux religieux et aux mamans d’abandonner ce qu’ils appellent  »coutume » et  »religion » et de penser à la santé de la femme et de la jeune fille.

Mansaré Soumah Naby Moussa 628-820-256

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