Guinée/Fête du travail : animatrice dans une radio privée de la place, cette journaliste expose ses difficultés depuis l’arrivée du COVID-19

Si les patrons de médias dénoncent les difficultés qu’ils rencontrent pour avoir des marchés, les journalistes quant à eux notamment les animateurs d’émissions vivent dans la précarité. Pour la fête du travail qui est célébrée ce vendredi 1er mai, notre rédaction a rencontré dame Kadiatou Diallo, journaliste à la radio Lynx Fm. Fondatrice d’un site de vente en ligne dénommé www.zelindadeal.com.

Le 1er mai 2020 une journée pas comme les autres fêtes du travail! Si avant les travailleurs se réunissaient pour célébrer cette journée et faire une mise au point de leurs activités, tel n’est pas le cas pour l’année 2020 qui s’inscrira dans les annales de l’histoire de l’humanité. A cause de cette maladie qui secoue la planète, aucun regroupement n’est permis, une situation qu’a déploré la journaliste Kadiatou Diallo « Cette année la fête du travail intervient effectivement dans un contexte très difficile. D’ailleurs nous ne pouvons pas parler de célébration en tant que telle, vue la situation de crise sanitaire qui prévaut. Nous vivons le confinement de part et d’autre même si en Guinée il semble plus facile de circuler et de travailler, les activités sont tout de même paralysées. Heureusement que beaucoup travaillent à distance et font du télétravail pour essayer de limiter les risques de contamination et de propagation de la maladie » déplore-t-elle.

Mariée et mère de deux petites filles, dame Kadiatou Diallo est depuis quelques semaines chez elle et ne travaille pas. D’après l’animatrice, les invités ont peur de se déplacer « Personnellement depuis un mois je ne vais pratiquement pas à la radio, le directeur lui-même avait demandé à ce qu’on arrête la production de certaines émissions vue qu’elles nécessitent que nous recevions des invités dans le studio. Avoir des invités en cette période de COVID-19 est très compliqué, les gens sont réticents et nous-mêmes journalistes préférons être prudents car nous ne pouvons pas savoir qui est malade ou qui est saint vue que la période d’incubation de la maladie est de 12 à 14 jours. C’est pourquoi ce sont les appels téléphoniques qui sont privilégiés dans la plupart des rédactions et le personnel est réduit. Toutes ces précautions sont prises pour le bien de tous » indique-t-elle.

Sachant bien que les Hommes de médias sont les plus exposés à d’éventuelles contaminations, la jeune entrepreneure a pris toutes les précautions pour éviter les contacts «  En effet les journalistes sont très exposés, la preuve d’ailleurs en est que beaucoup sont tombés malades depuis que le premier cas de COVID-19 a été enregistré en Guinée. Mais Dieu merci ils sont presque tous guéris. La situation est très inquiétante et elle nécessite que nous soyons prudents et vigilants en allant à la quête de l’information. Malgré tout il faut que les rédactions soient alimentées, que la population soit informée surtout de manière responsable, ce qui implique que nous respections les mesures d’hygiènes appropriées et les gestes barrières dans notre quotidien sur le terrain. Personnellement, je suis en train de trouver une solution adaptée pour continuer à animer mon émission car les auditeurs patientent, il est important de les fidéliser » indique-t-elle.

Saluant l’effort des journalistes reporters qui vont sur le terrain en quête de la bonne information, l’animatrice Kadiatou Diallo a souhaité une agréable fête du travail à la classe médiatique guinéenne et à toutes ces personnes qui travaillent dur pour s’en sortir et subvenir au besoin de leur famille.

Hasso Bah

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