Guinée/Démolition à Dar-Es-Salam: Les habitants de cette localité expriment leur frustration

Prévue ce jeudi 09 mai par le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire, la démolition des maisons à Dar-Es-Salam situées à côté du dépotoir d’ordure qui avait fait un éboulement en 2017 et qui a occasionné des pertes vies humaines, n’a pas été effective sur le terrain.

Tous réunis très tôt ce matin à la devanture de leur concession, les habitants de cette localité située dans la commune de Ratoma se disent inquiets de cette situation, c’est le cas de demoiselle M’mah Sylla « nous sommes là dans l’inquiétude parce que c’est hier que les machines devraient venir sur le terrain, mais malheureusement elles ne sont pas venues et c’est aujourd’hui jeudi le 09 qu’ils devraient commencer à démolir les maisons. S’ils démolissent les maisons de Dar-es-salam c’est une accusation. On nous chasse à cause des ordures pourtant elles sont venues nous trouver ici, nous sommes là cela fait plus de 40 à 50 ans, même si on démoli les maisons aujourd’hui, nous allons rester là parce qu’on n’a pas où aller » déplore cette habitante.

Pour cet autre habitant de la localité, tant que la justice n’est pas rendue, personne ne quittera les lieux « c’est sont eux qui ont parlé de démolition, on les attend de pied ferme parce que nous en aucun cas on ne peut quitter les lieux, tant que l’injustice qu’ils nous ont causé durant des années n’est pas réparée nous sommes là. Cette injustice est du fait qu’ils sont là à vilipender nos noms soit disant qu’on a été indemnisé deux à trois fois, ce qui n’a pas été le cas, c’est un pure mensonge. Si l’État veut qu’on quitte, qu’il nous accompagne dignement comme il a fait en 1997 avec les 107 bâtiments démolis ici à ce temps » argue Antoine Lamah.

Pour éclairer les lanternes M. Lamah précise « Quand ils ont démoli les 107 bâtiments, ils ont mis une ceinture de séparation entre nous qui est ce grillage, à l’intérieur de ce grillage c’est là-bas l’État avait besoin, tout ceux qui étaient hors du grillage étaient libre » précise-t-il.

À noter que le document des bâtiments des 107 familles démolis en 1997 a été mis à disposition à la presse, preuve qu’aucune famille n’a été indemnisée après les années 1997.

Mansaré Soumah Naby Moussa 628820256

 

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