Guinée/COVID-19 : des femmes de l’opposition s’expriment sur une éventuelle levée de l’état d’urgence sanitaire

Le chef de l’Etat Pr. Alpha Condé devrait se prononcer ce lundi 15 juin sur la levée ou non de l’état d’urgence sanitaire. Une situation qui dure depuis deux mois afin de limiter la propagation au COVID-19 sur le territoire national. Durant cette période, les activités sont au ralenti, et les citoyens ont du mal à joindre les deux bouts. Réagissant à notre micro, des femmes de l’opposition ont donné leur position face à une éventuelle levée de l’état d’urgence sanitaire.

Honorable Mariama Tata Bah députée de l’UFDG : la levée de l’état d’urgence sanitaire n’est pas la chose la plus imminente, je pense qu’il faut sauver les guinéens, que l’on multiplie les centres de dépistage. Il ne faudrait pas que le tout soit concentré à la capitale, j’aurais voulu que le Président mette en tête aujourd’hui que s’il y a des gens qu’il doit sauver c’est le guinéen. C’est aberrant quand j’entends des gens dire qu’on va ouvrir les écoles on va respecter les gestes barrières d’un mètre de distanciation mais ce sont des histoires, techniquement ce n’est pas faisable. Comment peut-on prétendre respecter la distanciation dans les salles de classes alors qu’il y a des professeurs qui enseignent 18h de cours par semaine ? Ce qui veut dire qu’on est obligé d’augmenter le nombre de professeurs et augmenter les locaux.  C’est du bluff !

Hadja Maïmouna Bah Diallo vice-présidente du comité national des femmes de l’UFDG: pour moi on doit pour le moment renforcer les dispositions pour limiter la propagation de la maladie, aujourd’hui dans beaucoup de préfectures et régions il y a la présence de la maladie alors moi je n’ai vu aucun recul de cette maladie. Concernant les 60 jours pour vaincre Coronavirus en Guinée, quelles sont les dispositions prises pour en arriver là ? Tout le monde est fatigué de rester à la maison et de ne pas pouvoir travailler, mais je ne vois aucunes dispositions prises pour atteindre cet objectif parce que c’est toujours la même chose.

Madame Dédé Dioubaté Coordinatrice nationale du PADES : la population à la base souffre, certains vivent du jour au lendemain et nos élèves et étudiants reprennent le chemin de l’école parce cela fait longtemps ils sont à la maison d’autres ont déjà oublié ce qu’ils ont appris. Nous les partis politiques, nous ne sommes pas en contact avec nos militants à la base nous avons leur nostalgie. Mais il ne faut pas le faire pour le faire parce que la maladie est toujours là, donc vouloir le faire alors qu’il y a la COVID-19 cela ne va pas nous arranger mais si toutefois l’ANSS nous donne l’autorisation qu’on peut lever le confinement ou couvre-feu c’est bien. Le mieux c’est se préparer à faire respecter les gestes barrières car c’est la santé avant tout.

Korka Bah 622 61 12 41

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