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Guinée/COVID-19 : certains gestes barrières ne sont plus respectés dans la capitale

La psychose qui régnait dans la cité à cause de l’apparition de la COVID-19 en République de Guinée semble ne plus faire d’effet chez les citoyens de la capitale guinéenne.

Sur les places et lieux publics, peu de personnes respectent le port des masques en cette période d’état d’urgence sanitaire. Le peu de citoyens qui portent sont comptés du bout des doigts, la population a oublié les risques liés au non-respect du port des masques.

Rencontrée à la Tannerie dans la commune de Matoto, Mariame Traoré étudiante dans une université privée de la place précise qu’elle est fatiguée de porter les masques surtout que l’autorité en place ne montre pas l’exemple « je suis fatiguée avec leur problème de bavettes puisque rien n’est rassurant surtout au moment où eux même qui imposent à la population de porter ne respectent pas. Si je vois de loin les agents je vais mettre le masque mais je ne vais pas porter à tout moment et puis nous attendons tous une annonce le 15 aout sur la suspension de l’état d’urgence sanitaire, on est fatigué » indique-t-elle.

Vendeuse au marché de Cosa dans la commune de Ratoma, Kadiatou Diallo précise que le port du masque l’empêche d’appeler sa clientèle « nous sommes vendeuses et quand nous portons on ne pourra interpeller très bien la clientèle. Compte-tenu le gouvernement ne nous donne pas de subvention, nous payons des taxes au marché et l’autorité n’a même pas pensé à nous qu’elle nous laisse chercher des clients » martèle-t-elle.

Quant à Ciré Souare une citoyenne rencontrée à bord d’un taxi, son état de santé ne lui permet pas de porter à tout moment le masque « je suis malade de la sinusite donc quand je porte le masque ma respiration va être réduite et cela n’est pas normal pour ma santé, du coup je suis obligée de ne pas porter sauf si je vois les policiers pour ne pas payer les 30.000 GNF. Je lance un appel à l’endroit des forces de l’ordre de demander pourquoi l’intéressé ne porte avant de l’arrêter surtout que ce n’est pas tout le monde qui peut mettre le masque du matin au soir dans les lieux publics » lance-t-elle.

Le samedi 15 août, le chef de l’Etat se prononcera sur la suspension ou la prorogation de l’état d’urgence sanitaire qui a débuté depuis le mois de mars afin de limiter la propagation de la COVID-19. La mise à jour globale à la date du 11 août 2020 par l’ANSS, les données révèlent qu’il y a 8.018 cas confirmés, 7020 cumuls guéris et 50 cumuls décès hospitaliers.

Korka Bah 622 61 12 41

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