Guinée: « les violences freinent la participation des femmes au développement socioéconomique du pays » dixit la représentante du système des Nations-Unies

À l’occasion de la célébration de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes ce lundi 25 novembre et le lancement de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, la représentante du coordinateur résident du système des Nations-Unies en Guinée est revenue sur les dernières statistiques des cas de violences enregistrés ces dernières années.

Selon Dr Barbara Sow, 29,3% de filles et de femmes ont subi une violence sexuelle « En Guinée, on estime que 29,3% de filles et de femmes de 15 à 64 ans ont subi une violence sexuelle au moins, depuis l’âge de 15ans dont 36% pour celles de 15 à 24 ans (ENVBG). De plus en plus, des cas de viol sur mineures sont déclarés par les familles et répertoriés par les services spécialisés » annonce-t-elle.

Poursuivant, Dr Sow a indiqué que ces violences freinent la participation des femmes au développement socioéconomique du pays « En plus du viol, plusieurs autres pratiques continuent de réduire au silence les femmes et privent ainsi le pays de l’apport des femmes au développement socioéconomique. En effet, 94,5% de femmes de 15 à 49 ans déclarent avoir subi une forme de mutilations génitales féminines en 2018. Des progrès ont été beaucoup plus observés chez les moins de 15 ans où la prévalence est passée de 45,5% en 2012 à 39% en 2018. Encore aujourd’hui, plus de la moitié des femmes et filles (54,6% en 2016) se marient avant 18 ans et 21% avant 15 ans » dénonce-t-elle.

Autre constat du système des Nations-Unies, c’est la création de plusieurs organisations de défense des droits de la femme en Guinée « l’ampleur du phénomène révolte et suscite l’adhésion de plusieurs acteurs à la lutte pour son éradication. C’est ainsi que nous constatons un peu partout en Guinée, des organisations de jeunes filles qui  »plus jamais ça » et qui invitent tous les acteurs à œuvrer pour mettre fin à cette pandémie silencieuse et mortelle » rajoute Dr Barbara Sow au nom du coordinateur résident a.i du système des Nations-Unies.

Durant ces 16 jours d’activisme, plusieurs activités des organisations qui défendent les droits des femmes et des jeunes seront au rendez-vous tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays notamment à Kindia, Mamou, Labé, Kankan et N’zérékoré.

Mansaré Soumah Naby Moussa 628820256

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