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Guinée : des activistes autour de la table pour débattre sur les mutilations génitales féminines/Excision

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Amnesty international Guinée et l’ONG WAFRICA ont organisé ce vendredi 7 février à Conakry, une rencontre d’échange avec plusieurs acteurs de la société civile qui défendent les droits de la femme et des filles sur les mutilations génitales féminines. Durant cette rencontre, ces activistes ont énoncé les problèmes liés à l’abandon des MGF en République de Guinée mais aussi des perspectives à adopter pour bannir cette pratique dans le pays.

Le 06 février de chaque année est consacrée à la journée tolérance Zéro des mutilations génitales féminines. En Guinée, Amnesty International Guinée et l’ONG WAFRICA ont réuni des activistes autour de la table pour échanger sur cette thématique « on a organisé aujourd’hui cette rencontre pour réunir les acteurs qui œuvrent dans la lutte contre les MGF afin d’échanger, de partager, de discuter sur la question des MGF. Les avancées dans cette lutte, les obstacles parce il en existe bien sûr et quelques perspectives pour qu’enfin on puisse sortir de cette pratique néfaste et qui n’a que des conséquences sur les jeunes filles et les femmes dans notre pays et également partout à travers le monde » informe Fatoumata Diarraye Bah responsable de la commission femme Amnesty international Guinée.

84766068_2700134173357483_4596852008840855552_nDurant les échanges, plusieurs obstacles ont été cités qui freinent l’abandon de la pratique dans les communautés « on a parlé des pesanteurs sociales, des traditions et de la médicalisation de l’excision. Aujourd’hui se sont nos médecins même qui pratiquent l’excision, pour certaines personnes il faut abandonner les couteaux et prendre des anesthésies dans les centres de santé. Il n’y a pas d’avantage lié à cette pratique, il n’y a que des inconvénients » précise-t-elle.

84871241_3751158771591586_2316563638426533888_nPrenant part à cette rencontre, Pascal Sandouno secrétaire administratif du réseau national des communicateurs traditionnels de Guinée s’est engagé au nom de son réseau à abandonner l’excision « Nous en tant que communicant traditionnel d’abord il y a l’élaboration d’un plan d’action national c’était en novembre de l’année passée à Coyah et dans ce plan, plus de 95 % c’est bien la lutte contre les MGF y compris l’excision. Les communicateurs traditionnels en tant que gardiens mais en tant que conservateurs des valeurs sociétales nous avons renoncé et sommes prêt à boycotter la pratique » confirme-t-il.

84981487_498781550676464_7738968727323934720_nOutre l’engagement des communicateurs traditionnels, Docteur Alhassane Chérif psychologue clinicien psychothérapeute et président fondateur de l’association guinéenne psychologue clinicien a rappelé quelques conséquences liées à l’excision « les conséquences sont à mettre dans le même registre qu’un viol parce qu’en fait c’est une agression sur le corps de la femme et ce qui est pire qu’on lui fasse une ablation d’une partie de son corps sans son consentement, donc ça laisse des conséquences psychologiques très graves, cela créé aussi une baisse de la libido qui diminue le désir sexuel qu’une femme et il y a des saignements en cas d’hémorragie » indique-t-il.

Au terme de cet échange, ces activistes ont pour perspectives d’impliquer les leaders religieux, faire un lobbying pour sensibiliser les citoyens qui sont en majorité illettrés.

Korka Bah 622 61 12 41

 

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