Coyah : Quelles sont les difficultés que rencontrent les femmes de Bentourouyah ?

La sous-préfecture de Bentoureya est une localité située à environ 9 Km de la préfecture de Coyah. Dans cette agglomération, les citoyens rencontrent des difficultés à rallier la préfecture, pour cause le mauvais état des routes. La couche la plus touchée à ce calvaire est les femmes, qui sortent le matin pour écouler leurs marchandises, elles sont obligées de sortir très tôt le matin pour marcher avec leurs articles sur la tête jusqu’à la préfecture.

56435234_426560954580332_4717054064553099264_nMariam Sylla la trentaine, vit dans cette localité avec sa famille. Contrainte de remplir ses activités ménagères et aller revendre sa marchandise, Mme Sylla se réveille tous les jours à 4h du matin pour ne pas être en retard, car son business réclame le courage et l’instantanéité «je me lève à 4 h du matin pour faire les travaux ménagers, ensuite je prends mes bagages sur la tête pour rallier la route principale et chercher un taxi pour m’amener jusqu’au Km 36.  Dès fois je suis seule sur cette route avec la peur au ventre pour ne pas être encore victime de brigandage. J’ai déjà été victime et ils ont pris 3 millions GNF. Et mon mari ne m’accompagne que jusqu’au seuil de la porte puis il se retourne »explique-t-elle.

Même si cette route est impraticable, on dénombre assez de taxi-motos, cependant pour en avoir c’est tout un travail de titan avec la surfacturation des chauffeurs « Pour avoir un taxi-moto c’est tout à fait un problème, tu peux rester pendant une heure de temps sans voir une moto qui passe. Et si tu en gagnes, les chauffeurs fixent le prix comme ils veulent et cela varie entre 5 mille à 8 mille GNF. Un autre souci certains découpent les tronçons, d’autres vont directement jusqu’à la route principale » dénonce Salimatou Diallo étudiante dans une université de la place.

A la question de savoir pourquoi les chauffeurs de taxi-motos fixent les prix à leur guise, Souleymane Camara qui fait cette activité depuis quelques années, réagit « Certains chauffeurs les motos ne leurs appartiennent pas donc ils fixent comme ils veulent. Il y’a aussi l’aspect insécurité si on nous déplace à une destination lointaine, il faudrait qu’on augmente le prix, sans oublier l’état de nous routes qui est impraticable. Sinon du Carrefour Bentourayah jusqu’au carrefour Russe, le prix varie entre 2500 à 3000 GNF et si on dépasse nous augmentons le tarif » précise ce chauffeur de taxi-moto.

Outre les mauvaises routes, la sous-préfecture de Bentourouyah enregistre d’autres difficultés comme l’indique Marie Sopovogui résidante au près du marché Bentourayah « Nous avons un problème d’eau, chaque matin, nous parcourons des kilomètres pour avoir de l’eau potable. Le prix des denrées alimentaires coutent excessivement cher dans ce marché vu que les femmes sont confrontées au problème de déplacement de leurs bagages et pour avoir de la bonne qualité il faut partir jusqu’au kilomètre 36 ou à la préfecture. Les réseaux de communication sont tout le temps perturbés » liste-t-elle.

Soucieuses de la situation qui prévaut actuellement dans leur localité, ces femmes invitent l’autorité à leur venir en aide.

Korka Bah 622 61 12 41

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